Quatre modes de transport - routier, fluvial, ferroviaire et aérien -
assurent les échanges intérieurs et extérieurs.



La route

Travaux de terrassement à
Nkout près d'Oyem.

Epine dorsale pour la libre circulation des personnes et des biens, à travers le territoire, facteur d'intégration des différentes communautés vivant dans le pays et moteur du développement économique et social, la route constitue l'une des bases de l'activité économique.

Aussi, lorsque le ministre d'Etat, ministre de l'Equipement et de la construction soumet au conseil des ministres du 22 Janvier 1992 son programme d'aménagement du réseau routier, c'est pour répondre aux attentes des populations et usagers de la route, las de circuler sur des pistes peu carrosables et impraticables en saison des pluies.

Cet ambitieux programme a pour objectifs de :
- renforcer les voies bitumées mais déjà vieillies ;
- ouvrir de nouvelles routes, particulièrement dans les zones enclavées, construire en même temps des ouvrages d'art, tout en procédant au revêtement des voiries urbaines. L'attention a été portée sur les zones d'intérêt économique.

C'est ainsi que les axes suivants ont été aménagés :
- Eboro - Bitam - Oyem (102 km) ;
- Mitzic - Oyem (107 km) ;
- Nsile - Oyan - Bifoun (61 km) ;
- Bifoun - Lambaréné (70 km) ;
- Bifoun - Ndjolé (56 km) ;
- La Leyou - Franceville (93 km) ;
- Lastourville - La Leyou (92 km) ;
- Koulamoutou - Lastourville (65 km) ;
- Minvoul - Nkolmengoa (95 km) ;
- Moanda - Bakoumba (56 km) ;
- Akiéni - Onga (79 km), etc.

Parallèlement à ces travaux, ont été entreprises également les réfections des voiries de Libreville (pour un montant de 47 milliards de francs CFA). Des travaux de voiries ont été également réalisés à Lambaréné, Mouila, Akiéni, Kango, Fougamou, Lébamba, Mayumba, Moanda, Mounana, Okondja et Port-Gentil. Le tout pour un montant de 7 milliards de francs CFA.

La navigation fluviale

Si le train facilite l'exploitation du bois, il ne supprime pas pour autant le flottage des billes de bois mises à l'eau à Ndjolé. C'est pourquoi, il ne faut pas sous-estimer l'importance du trafic fluvial sur un réseau qui compte 3 300 km de voies navigables en toute saison. Outre le flottage des billes de bois, la navigation fluviale assure le transport de passagers et de marchandises par bateau.

Le transgabonais


Dès son entrée sur la scène politique, le Président Bongo n'a pas cessé d'œuvrer pour la mise en réalisation d'un projet qui lui semblait commander tout le développement futur du Gabon : la création d'un chemin de fer désenclavant les deux régions minières du sud-est et du nord-est et donnant le départ à l'exploitation du fer et de la troisième zone forestière, et autre avantage précieux, vivifier la vie économique des différentes régions traversées par le train.

Fiche Technique du Transgabonais - Owendo - Franceville

Longueur : 668 km - Largeur : 1 437 m.
Rails : 79 500 tonnes - Traverses : 1 300 000.
Déboisement et désouchage : 5 133 ha ; terrassement : 82 millions de m3.
Ouvrages d'art : 58, comprenant 27 franchissements de rivières, 6 de route et voies ferrées, 2 viaducs, 2 dalots, 1 tunnel.
23 gares : Owendo, Ntoum, Andem, Mbel, Oyan, Abanga, Ndjolé, Alembé, Otoumbi, Bissouma, Ayem, La Lopé, Offoué, Booué, Ivindo, Mouyabi, Miloté, Lastoursville, Doume, Lifouta, Mbongo, Badouma, Moanda, Franceville.
Pose de la voie, grâce au ÒdinosaureÓ, chemin de roulement en profilés métalliques permettant de poser 144 m de voie d'un trait.
Matériel : 34 locomotives de ligne ; 25 locomotives de manœuvre et locotracteurs ; 2 autorails ; 26 draisines ; 37 voitures, dont 13 avec couchettes, 3 avec restaurant, et 961 wagons, dont la moitié en grumiers.
Durée des travaux : 12 ans. Gestion du Transgabonais : OCTRA (Office du chemin de fer Transgabonais), créé en avril 1972.

Le transport aérien

Le Gabon est certainement le pays africain le mieux organisé quant aux transports aériens.

Une vingtaine de milliards ont été consacrés au cours des dernières années à améliorer la capacité de l'aéroport Léon Mba, à agrandir celui de Port-Gentil pour qu'il puisse accueillir les longs courriers.

A l'intérieur, les appareils d'Air Gabon et de plusieurs petites compagnies desservent de nombreuses escales, en lignes régulières ou sur demande.

Il existe également de nombreux aérodromes acceptant des appareils légers. Mais seuls les aéroports de Libreville, Port-Gentil et Franceville peuvent accueillir les longs courriers des compagnies internationales.

Transport du minerai par train entre Moanda et Libreville.
© Service communication COMILOG

 

Etendre l'hinterland des ports gabonais

Port minéralier de Libreville.
© Service communication COMILOG

Pays côtier, le Gabon présente l'avantage d'avoir un trafic naturel. Cependant les obstacles naturels de la forêt, la présence de nombreux cours d'eau et le climat équatorial constituent une entrave au développement du transit.

Afin de s'adapter aux nécessités d'expansion et de développement de l'économie, les autorités gabonaises ont doté le pays d'une infrastructure et d'un équipement portuaire qui répondent aux nécessités de l'heure. L'Office des Ports et RAdes du Gabon (OPRAG), établissement public doté de la personnalité civile et de l'autonomie de gestion a pour mission de :

- gérer l'ensemble des ports et rades ;
- mettre en œuvre des programmes de développement des infrastructures et équipements portuaires ;
- procéder à l'entretien, l'exploitation et l'aména-gement des zones industrielles.

L'OPRAG gère essentiellement deux sites portuaires. Le site de Libreville et le site de Port-Gentil. Il faut y ajouter un troisième site, le Port de Mayumba qui n'est pas encore opérationnel mais figure sur la liste des investissements portuaires entrepris par l'Etat Gabonais. On notera que le secteur portuaire gabonais relève de deux types d'investissement :

- Un investissement de l'Etat pour ce qui est des ports publics (port de Libreville et port en eau profonde de Port-Gentil).
- Un investissement privé pour ce qui est des terminaux spécialisés : terminal pétrolier de Cap Lopez, de Gamba et de Shell.

Owendo le géant

Le site de Libreville avec le Port de commerce d'Owendo constitue la principale voie d'accès maritime et draine à lui seul plus de 80% de trafic marchandises auquel s'ajoute le port minéralier, le port à bois, le parc de rupture pour bois divers, le port Mole et la Rade d'Owendo.

Port d'estuaire, le port de commerce d'Owendo présente des contraintes liées à sa situation physique : l'envasement, le tirant d'eau moyen après dragage est 9,5 m à 10 m. Le port est dragable de 7 à 13 m et peut recevoir des navires de 9,5 m au poste de commerce et 11 m au poste pétrolier. Il est prévu une extension des quais de 300 m en amont du quai existant. Ce qui permettra d'obtenir une plus grande capacité pour les navires à quai, de réduire le taux d'occupation à 45% et de rendre les temps d'attentes des navires acceptables (moins de 12% des temps des services).

Avec l'essor du réseau de communication engagé par le gouvernement et la création d'une zone franche au port de Port-Gentil, l'Etat entend étendre l'hinterland des ports gabonais au niveau de la sous-région.