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Quelque 3 000 participants - dont plusieurs chefs
d'Etats et près de 200 ministres - ont participé à
la Conférence Générale.
Les 188 Etats membres de l'UNESCO, réunis lors de cette Conférence
Générale, ont été invités à
adopter une Déclaration sur la diversité culturelle qui
vise à préserver la dignité humaine, à défendre
et à promouvoir la diversité culturelle, ainsi qu'un Plan
d'action organisant sa mise en uvre. Il s'agira du premier instrument
international dans ce domaine. La Déclaration entend servir de
repère pour l'élaboration de politiques culturelles nationales.
Elle souligne l'importance d'une plus grande coopération entre
les pays du Nord et les pays en développement. L'accent est mis
sur la nécessité d'aider ces derniers à dynamiser
leurs industries culturelles, à constituer des marchés locaux
viables et à obtenir un accès aux circuits de distribution
internationaux.
Durant la session, une cinquantaine de ministres ou vice-ministres chargés
de la science ont pris part à une table ronde intitulée
La Bioéthique : un enjeu international (22-23 octobre). C'est la
première fois que se tient à un tel niveau une réunion
internationale consacrée à ce sujet. Le débat des
ministres a passé en revue les questions éthiques appelant
une réflexion et a élaboré un texte universel sur
la bioéthique qui vient complèter la Déclaration
universelle sur le génome humain et les droits de l'homme de l'UNESCO
(1997), premier instrument international dans ce domaine.
La Conférence Générale s'est appuyée sur les
travaux réalisés par le Comité International de Bioéthique
(CIB) et le Comité Inter-Gouvernemental de Bioéthique (CIGB)
de l'UNESCO et a envisagé l'élaboration d'un instrument
international sur les données génétiques afin de
garantir la confidentialité et de se prémunir contre le
risque de discriminations basées sur le profil génétique
de groupes ou d'individus.
Le Groupe de haut niveau sur l'Education pour Tous a réuni pour
la première fois - les 29 et 30 octobre - une trentaine de décideurs
de premier plan, de repré-sentants des bailleurs de fonds, de la
société civile et des gouvernements, notamment des ministres
de l'Education. Après avoir évalué les progrès
enregistrés depuis le Forum mondial sur l'éducation (Dakar,
avril 2000), ils ont débattu des moyens de maintenir l'engagement
politique, de mobiliser des ressources et de renforcer la participation
de la société civile et les partenariats afin de parvenir
à l'objectif fixé par le Forum de Dakar : fournir à
tous d'ici 2015 une éducation de base de qualité.
Dans le cadre de la mission normative de l'UNESCO, la Conférence
Générale a débattu de plusieurs autres nouveaux instruments
internationaux :
- Un projet de convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique,
résultat de quatre années de négociations menées
par les Etats membres sous l'égide de l'UNESCO. Cette Convention
vise à sauvegarder le patrimoine culturel subaquatique et à
interdire son exploitation commerciale. Le texte recommande avant tout
la préservation in situ. Il cherche à protéger le
patrimoine situé dans les eaux territoriales des Etats mais aussi
plus loin de leurs côtes, sur le plateau continental et dans la
zone économique exclusive, ainsi que dans les grands fonds marins.
- La possibilité de création d'un nouvel instrument normatif
concernant la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel qui
s'inscrira dans le prolongement de la proclamation, en mai dernier, des
premiers chefs-d'uvre du patrimoine oral et immatériel de
l'humanité, une initiative destinée à préserver
des espaces culturels et des formes d'expression considérés
comme des composantes essentielles de la diversité culturelle.
- Une définition des "actes constituant un crime contre le
patrimoine commun de l'humanité" visant à améliorer
la protection du patrimoine face aux destructions délibérées.
Suite à la destruction par les taliban des boudhas géants
de Bamiyan (Afghanistan), la Conférence Générale
envisage un renforcement de la protection internationale du patrimoine
culturel.
- Le projet de recommandation sur la promotion et
l'usage du multilinguisme et l'accès universel au cyberespace,
comprenant des mesures concrètes qui pourraient être prises
aux niveaux national et international en vue d'encourager une société
de l'information multiculturelle et équitable. Les recommandations
ont été mises au point au cours d'une série de conférences
"infoéthique" régionales qui se sont tenues l'an
dernier. Elles cherchent plus particulièrement à promouvoir
une coopération accrue entre les secteurs public et privé
en vue de développer l'accès aux nouvelles technologies
de l'information et de la communication.
La Conférence Générale, qui rassemble les représentants
des 188 Etats membres de l'UNESCO, a adopté le programme et le
budget de l'Organisation pour 2002-2003 et a défini sa stratégie
pour les années 2002-2007.
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