- Du 16 au 20 juillet 2001, Ouagadougou, Burkina Faso -


 

• Introduction

Le Bureau Unesco de Ouagadougou en collaboration avec le Bureau Régional pour l'Education en Afrique et l'Unité de Coordination des Ecoles Associées au Siège de l'Unesco, ont organisé un atelier de consolidation du Réseau du Système des Ecoles Associées (réSEAU) en Afrique (zone subsaharienne) du 16 au 20 juillet 2001 à Ouagadougou, Burkina Faso.

Cet atelier organisé avec l'appui du Ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique du Burkina Faso à travers sa Commission Nationale pour l'Unesco, avait pour objectifs :

- de permettre l'échange des résultats et informations relatifs au développement du réSEAU dans chaque pays représenté ;
- de faire des recommandations pour le renforcement du réSEAU au niveau de l'école, du pays et de la région ;
- d'élaborer des projets concrets dans le cadre des stratégies et plan d'action du réSEAU 1999 - 2003 et à la lumière des recommandations de l'atelier international tenu à Doha, Qatar - janvier 2001.

Ont pris part aux travaux les coordonnateurs nationaux du réSEAU des 12 pays suivants : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la République de Centre Afrique, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Gabon, la Guinée, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

Le Splendide Hötel de Ouaga-dougou a servi de cadre à la tenue du dit atelier.


• Cérémonie d'ouverture

La séance d'ouverture officielle des travaux a été présidée par le Professeur Laya Sawadogo, Ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, qui avait à ses côtés, M. Fidele Kientega, Ministre de l'Enseignement de Base et de l'Alphabétisation et Mme Jeanne Some, Secrétaire d'Etat chargée de l'Alphabétisation et de l'Education non formelle.

On notait en outre la présence de représentants de l'Unesco et du PNUD :

- Mme Sigrid Niedermayer, de la Coordination Internationale du réSEAU des Ecoles Associées de l'Unesco (réSEAU), Paris ;
- M. Ignace Sanwidi, du Breda, Dakar ;
- M. Madigbé Kourouma, Chef du Bureau Unesco pour le Sahel ;
- M. René Da Silva, Représentant Adjoint du PNUD au Burkina Faso ;
- et plusieurs hauts responsables de l'Education.

Trois allocutions ont été prononcées à cette occasion :

- Dans son souhait de bienvenue, au nom du Directeur Général de l'Unesco, Monsieur le Représentant de l'Unesco pour le Sahel a salué l'opportunité de cet atelier, qui s'inscrit dans les activités de promotion de la culture de la paix par l'éducation.
- Intervenant à son tour, la représentante de la Coordination du réSEAU, de l'Unesco, Paris, a fait une présentation du S.E.A. et a rappelé les objectifs visés par le présent atelier.

Les chiffres du réSEAU au mois du juillet 2001 se présentent comme suit :

- Ecoles maternelles 137
- Ecoles primaires & primaires/secondaires : 3 017
- Etablissements secondaires : 3 112
- Ecole de formation des enseignants/ Ecoles d'enseignement technique et professionnel : 486
Total dans 170 pays : 6 752

Elle a tenu à souligner l'impérieuse nécessité de l'implication des décideurs nationaux dans le développement du S.E.A. en Afrique.

- Dans son discours d'ouverture des travaux, Monsieur le Ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique a salué tous les participants au nom du Gouvernement du Burkina Faso. Après avoir fait le constat de l'insuffisance de la connaissance du réSEAU en Afrique, il a exalté l'éducation comme vecteur préalable à tout développement. Il a affirmé que l'école est le lieu privilégié de la formation de la jeunesse à l'esprit de tolérance, de solidarité, de respect de la différence, de la compréhension mutuelle et de la paix conformément au préambule de l'Acte Constitutif de l'Unesco qui stipule que :
"les guerres prenant naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix".


• Déroulement des travaux

Journée du lundi 16 juillet 2001


Les activités de la première journée ont porté sur :
- la présentation des participants ;
- la mise en place du Bureau de l'atelier ;
- la présentation du document de travail ;
- la présentation des expériences nationales des pays représentés.

Après l'amendement et l'adoption du programme de travail, il a été procédé à la mise en place du Bureau de l'atelier composé comme suit :

- Président : M. Bernard Yonli, Burkina Faso
- Vice-Président : M. Maxime Poupi, Gabon
- Rapporteur Général : Mme Marie-Reine Ogou, Côte d'Ivoire
- 1er Rapporteur Général Adjoint : M. Mamadou Lamarana Bah, Guinée
- 2ème Rapporteur Général Adjoint : Mme Lydia Gabrielle Kololo, Congo.

M. Ignace Sanwidi, Spécialiste Principal du Programme au Breda, Dakar, a fait la présentation du document de travail qui décrit l'état des lieux du réSEAU en Afrique subsaharienne. Il a exprimé les attentes de cet atelier en vue de la consolidation du réSEAU. Ainsi, les échanges d'expérience devraient susciter un partage riche et utile pour les différents pays et la formulation de recommandations concrètes pour l'école, les pays, la région, a-t-il conclu.

A l'issue de cet exposé, les délégués des pays ont tour à tour présenté les expériences nationales du réSEAU. Il ressort de ces contributions que tous les pays ont mené des activités à des degrés différents de succès ; activités ponctuées de difficultés de tous ordres notamment :

- le manque d'appropriation du SEA par les établissements,
- l'intégration difficile du SEA dans les programmes,
- la non maîtrise de la pratique de l'éducation à vocation internationale,
- l'insuffisance ou le manque de moyens matériels et financiers.

Des propositions de recommandations ont été formulées : ces communications riches en enseignements ont fait l'objet de débats fructueux.

Journée du mardi 17 juillet 2001


La deuxième journée a enregistré l'arrivée des délégués du Tchad, du Cameroun et du Niger.

Après lecture et amendement du rapport de la veille, les participants ont suivi la présentation des expériences nationales de ces pays. Les freins spécifiques au développement du SEA dans ces pays ont pour noms :

- la coordination difficile des nombreuses écoles dispersées sur de vastes territoires,
- la discontinuité du suivi lié au changement de responsables,
- le dénuement des écoles,
- la situation d'instabilité socio-politique dans les Etats.

Appréciant ces contributions, Mme Niedermayer a estimé que le critère de qualité de fonctionnement des Ecoles Associées devrait primer sur le souci d'accroître le nombre des adhésions au réSEAU. Pour ce faire, une réflexion doit porter sur l'élaboration de nouveaux critères d'adhésion visant à mettre l'accent sur l'effet multiplicateur.

Au terme des débats, dans un survol de l'expérience internationale du réSEAU, elle a précisé les thèmes de travaux en ateliers et décrit succintement les projets phares en cours d'expérimentation.

Les participants répartis en deux groupes sont passés à l'étude des thèmes :

- L'éducation en faveur du Patrimoine mondial.
- L'éducation aux droits de l'homme et à la démocratie.
- L'éducation à l'environnement (eau, désertification).
- Projets phares : "Briser le silence - enseignement relatif à la traite négrière"

- la campagne contre l'abus des drogues et contre le SIDA,
- la participation au projet "Time",
- la nouvelle campagne mondiale du réSEAU contre le racisme (voir Conférence en Afrique du Sud - Septembre 2001),
- la mallette de la paix,
- le Prix du Pilier de la paix.

Journée du mercredi 18 juillet 2001

Dans les ateliers, l'on a procédé à de larges échanges sur la mise en œuvre des projets dans les pays en faisant ressortir, les difficultés inhérentes, les leçons à en tirer et plusieurs recommandations ont été proposées :

L'éducation en faveur du Patrimoine mondial


Ce projet a fait l'objet d'un accueil favorable de la part des enseignants qui ont hautement apprécié la qualité du matériel pédagogique que constitue le kit "le patrimoine aux mains des jeunes" Cependant ils ont déploré l'insuf-fisance d'images des sites, l'absence de films et/ou de diapositives. Toutefois, une diffusion plus large de ce matériel est vivement souhaitée par les enseignants. Eu égard à l'importance de ce projet, il serait bien venu, voire très utile, d'y inclure un volet sensibilisation au patrimoine national et régional.

Dans cette perspective, il serait judicieux de procéder aux recen-cements des patrimoines nationaux (immatériel, matériel, naturel etc…).

Le manque de financement, la lenteur administrative, la mobilité du personnel, la rareté du matériel didactique, la carence en information et formation des enseignants, la non-implication des autres ministères relevant des domaines de compétence de l'Unesco, le coût élevé des projets de restauration des sites constituent des entraves à l'exécution du projet.

Aussi, pour promouvoir l'éducation en faveur du Patrimoine, l'atelier recommande :

- l'implication des autorités nationales pour une meilleure prise en charge et un soutien constant à cette alternative éducative ;
- l'adhésion des organismes du Système des Nations Unies intervenant dans le domaine de l'éducation de façon à agir de manière concertée avec l'Unesco pour obtenir plus d'efficacité et de visibilité dans les actions ;
- la sensibilisation, le partage d'expériences entre Ecoles Associées afin de susciter la mobilisation des jeunes pour la connaissance inter-culturelle et la sauvegarde du Patrimoine ;
- l'identification et classification des sites culturels, naturels et historiques ;
- l'initiation de projets régionaux conjoints ;
- l'élaboration de monographies.


L'éducation aux droits de l'Homme et à la démocratie

Dans les efforts de démocratisation de nos pays, ce projet est d'un intérêt évident et soutenu vu le nombre d'activités menées par les Ecoles Associées dans ce sens. Cependant, il importe de souligner la nécessité de renforcer les capacités des enseignants par la mise à leur disposition d'une documentation variée et suffisante.

A cet effet, l'atelier recommande :


- aux Etats membres de l'Afrique :
-l'insertion des notions d'éducation aux Droits de l'Homme et à la Démocratie dans les curricula des centres de formation des enseignants et dans les programmes scolaires ;
la prise en compte de l'aspect social et culturel des groupes cibles dans l'élaboration des matériels didactiques africains.

- à l'Unesco :
la convocation d'un atelier sur les normes de structuration des Parlements nationaux des enfants (Division des Nouveaux Partenariats de l'Unesco).

- aux Ministères de l'Education et plus particulièrement aux Chefs d'établissement :

- la sensibilisation à l'action prônée par les Ecoles Associées et Clubs Unesco ;
- l'échange de documentation entre Ecoles Associées.

L'éducation à l'environnement (eau, désertification)


La majorité des pays a intégré le volet Education à l'environnement dans les programmes scolaires. Il serait indiqué de la promouvoir sous toutes ses formes.

L'atelier propose :

- le développement de la coopération Nord/Sud et Sud/Sud entre Ecoles Associées (jumelages) ;
- l'appui des actions des Ecoles Associées par les ONG ;
- l'amélioration des cadres scolaires par des activités menées par les élèves pour le respect et la protection de l'environnement. En matière d'eau, il est nécessaire :
- d'éduquer à la rationalisation et à la bonne utilisation de l'eau,
- d'enseigner la confection de filtres pour favoriser l'accès à l'eau potable.

Projets phares

- "Briser le silence - l'enseignement relatif à la traite négrière" :

Le rappel de ce pan d'histoire douloureux a pour objectif de rétablir la vérité historique, susciter une prise de conscience réelle de l'apport de l'Afrique qui stimule la compréhension mutuelle, la tolérance, la coopération et la solidarité. Pour ce faire, l'atelier recommande :

- la convocation d'un séminaire africain pour établir un bilan de cette phase de projet ;
- l'introduction de l'enseignement de la traite négrière dans les programmes scolaires de tous les pays membres de l'Unesco pour ne plus occulter cette partie importante de l'histoire de l'humanité ;
- l'identification des sites du Souvenir ;
- l'initiation de projets conjoints entre Ecoles Associées des pays ;
- la dotation en documentation des Commissions Nationales sur le Projet "la Route de l'esclave" ;
- la promotion de la Journée Inter-nationale du Souvenir de la traite négrière et de son abolition du 23 août.

- Campagne contre l'abus des drogues et contre le SIDA :


L'action des Ecoles Associées s'inscrit dans ce projet d'envergure nationale et internationale. Néanmoins, il faut déplorer la concentration des actions d'information, de sensibilisation et d'éducation dans les zones urbaines au détriment des zones rurales. En conséquence, l'atelier recommande :

- l'intensification de l'information et la sensibilisation des jeunes dès le cycle d'études primaires avec l'introduction de ces notions dans les programmes scolaires ;
- la promotion à titre de modèle des valeurs positives de l'éducation traditionnelle ;
- la protection du cadre scolaire par le contrôle et la répression de la production et la consommation et vente des drogues ;
- l'institution de l'école comme un espace non-fumeur ;
- l'acquisition de supports auprès de l'ONUSIDA ;
- la participation et soutien des ONG aux actions des Ecoles Associées ;
- l'accessibilité aux médicaments par la réduction de leur coût.

- Le projet "Time" :

L'atelier félicite l'initiative hollandaise qui vise un dialogue Nord/Sud via l'Internet. Cependant, le caractère onéreux de ce projet en limite l'accessibilité aux Ecoles Associées africaines. Toutefois, dans le cadre des partages de connaissances, l'atelier demande :


- la mise à disposition des expériences des écoles engagées dans le dit projet afin de permettre à tout établissement équipé d'y participer ;
- la dotation des coordinations nationales ici représentées en matériel informatique afin qu'elles puissent initier ce projet dans leurs pays respectifs.

- La nouvelle campagne mondiale du réSEAU contre le racisme :

L'atelier a estimé que le terme "racisme" restreint la portée du thème et a proposé en lieu l'intitulé de l'Année Internationale 2001 : "Nouvelle campagne mondiale du réSEAU contre le racisme, la discri-mination raciale, la xénophobie et l'intolérance".

Pour atteindre ses objectifs, cette campagne devra comporter un volet formation des enseignants aux tech-niques pédagogiques de l'éducation à vocation internationale.

Aussi, l'atelier recommande t-il :

- la sensibilisation des jeunes aux méfaits du racisme par des activités culturelles (théâtre, sketches, sport, poésie, dessin, concours…) ;

- la valorisation des diversités culturelles par l'éducation dès le jeune âge contre les stéréotypes entre les groupes ;

- l'engagement des décideurs dans une politique d'intégration nationale ;

- l'implication des médias dans la sensibilisation, l'information juste et équilibrée pour combattre le racisme (journaux - satires - comédie) ;

- l'étude du milieu sur la parenté à plaisanterie par les jeunes là où elle est connue.

- La mallette de la paix :

Cette mallette a été bien appréciée par l'atelier. Cependant, il recommande ce qui suit :

- son adaptation aux différents niveaux du primaire et au contexte culturel africain ;
- l'utilisation de la cassette vidéo n'étant pas obligatoire, l'absence de matériel audi-visuel ne devrait pas empêcher l'exploitation du manuel ;
- les coordinations nationales devraient examiner le traitement des questionnaires d'évaluation avant leur transmission à la Coordination Internationale du SEA.

- Le Prix du Pilier de la paix :


Ce prix est destiné à récompenser les actions les plus significatives et originales réalisées sur le règlement non violent des conflits, les Droits de l'Homme, l'apprentissage inter-culturel et la solidarité en action.

Une séance plénière a permis aux participants de suivre l'introduction, par Mme Sigrid Niedermayer, sur les projets pilotes internationaux du réSEAU, tels que :

- Les projets réSEAU environnementaux et interculturels (Mer Baltique, Mer des Caraïbes, Mer Méditerranée, Rivière Danube et Rivière Zambèze, etc.).
- Les classes-ateliers de sensibilisation aux métiers d'art.
- Les jeunes scientifiques : femmes et hommes (partenariat avec l'Oréal).
- 50è anniversaire du réSEAU en 2003 et évaluation globale du réSEAU.
- Le kit sur la désertification.
- Et autres projets.

Par la suite, après une brève introduction des nouveaux projets sous-régionaux à lancer en Afrique, les participants se sont retrouvés en ateliers pour élaborer des projets à proposer à la plénière.

En tout, en atelier, les participants ont élaboré 13 différents projets sous-régionaux (titres provisoires, description des projets : voir fiches en annexe) :
1 - Route de l'esclave : Quête d'une mémoire historique par les Ecoles Associées.
2 - Projet du réSEAU "SOS jeunesse - drogues, MST, SIDA".
3 - Dialogue interculturel par la promotion des instruments tradi-tionnels de musique.
4 - Projet du réSEAU environne-mental du fleuve Niger.
5 - Education civique et culture de la paix.
6 - Relance du projet de la "Coordi-nation du Système des Ecoles Associées en Afrique de l'Ouest" (COSEAO).
7 - Etude sur les valeurs des patr-nymes de la région Afrique de l'Ouest.
8 - Désertification, déboisement et besoin en eau.
9 - Projet du réSEAU sur les fleuves Sénégal et Gambie.
10 - Projet du réSEAU autour du Lac Tchad.
11 - Participation du réSEAU à la protection et à la gestion du littoral du Golfe de Guinée.
12 - Projet sous-régional du réSEAU autour des réserves de la biosphère de la forêt Minkébé.
13 - Projet sous-régional du réSEAU pour la sensibilisation des élèves aux Métiers d'Art.

Journée du jeudi 19 juillet 2001


Il importe de souligner le nombre élevé de projets élaborés, leur originalité, leur effet fédérateur, adaptés aux besoins et contexte de la région, fruits d'une collaboration intensive et exemplaire des participants. Ces projets feront l'objet de fiches qui seront présentées à l'Unesco et aux différents partenaires.

L'après midi a été consacré à la stratégie et au plan d'action du réSEAU pour 2000-2003 pour sa consolidation en Afrique.

Suite à l'introduction du sujet par Mme Niedermayer, les travaux ont été relancés en ateliers. Des propositions devaient être faites en vue d'amendements de la stratégie et du plan d'action du réSEAU pour 1999-2003 et de formulations de nouvelles stratégies et recommandations en Afrique.

Les réflexions en ateliers ont porté sur les propositions suivantes en plénière :


• Renforcement du réSEAU au niveau régional - Afrique

Amendements de la stratégie et du plan d'action du réSEAU pour 1999-2003.

Point 1 :
- La Coordination Internationale doit tout mettre en œuvre pour la mise en place d'un point focal par sous région (Afrique de l'Ouest, Afrique de l'Est, Afrique Centrale, Afrique Australe).
- Elle devra procéder au recensement des pays où il n'y a deréSEAU ou qui sont inactifs et organiser un séminaire d'information et de sensibilisation à leur intention.

Point 2 :
- Organiser au cours du prochain biennium quatre ateliers sous régionaux de formation pour les coordonnateurs nationaux du SEA.
- Elaborer, planifier, faire le suivi, évaluer les projets, mobiliser les fonds, instaurer une coopération régionale et sous régionale.

Point 3 :
- Le présent atelier a esquissé 13 projets phares sous régionaux pour l'Afrique de l'Ouest, l'Afrique Centrale francophone. Il serait souhaitable que la plupart de ces projets soit partiellement financée par le PP 2002-2003.
- L'Unité de Coordination Internationale devra organiser des ateliers sous régionaux pour les pays d'Afrique Centrale anglophone, lusophone et aussi pour les pays de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique Australe.
-Etablissements de jumelages autour des thèmes communs entre Ecoles Associées dans les pays des sous régions (Drogues, MST/SIDA ; éducation environnementale ; route de l'esclave ; dialogue interculturel ; éducation civique à la culture de la paix).

Point 4 :
- Inscription à l'ordre du jour de la Conférence de la MINEDAF VIII le SEA.
- L'Unité de Coordination Internationale doit saisir l'occasion de la Conférence Générale de l'Unesco pour proposer une réunion informelle sous l'égide du BREDA Dakar afin d'informer et sensibiliser les ministres chargés de l'éducation des résultats de cet atelier.
- Décerner un diplôme de participation au Système des Ecoles Associées à chaque ministère de l'Education Nationale lors de la Conférence Générale de l'Unesco en vue d'une meilleure visibilité du projet dans les pays membres.

Point 5 :
- Diffusion des résultats de l'expérimentation du kit éducatif sur la traite négrière transatlantique et sa mise à disposition des autres pays. Inscription de ce projet dans le Programme et Budget du biennium prochain.
- Responsabilisation des Bureaux de l'Unesco sièges "clusters" et ceux des pays des bureaux nationaux provisoirement retenus.


• Recommandations de l'atelier

- Au niveau de l'école :

1 - La formation de véritables équipes d'enseignants et de chefs d'établissements tous impliqués dans les activités des Ecoles Associées.
2 - La mise à disposition des Ecoles Associées d'un minimum de documentation sur leréSEAU, accessible aux élèves et aux enseignants.
3 - Le développement du sentiment d'appartenance au réSEAU par l'installation de panneaux du logo SEA.

-Au niveau du pays :
1 - l'institutionnalisation des Ecoles Associées par des textes adminis-tratifs réglementaires ;
2 - la prise en compte des innovations pédagogiques et expériences positives des Ecoles Associées dans les reformes scolaires ;
3 - la participation des institutions nationales, des collectivités locales et autres à l'appui des activités des Ecoles Associées ;
4 - la création d'un bulletin de liaison des Ecoles Associées ;
5 - la dotation des coordinations nationales en matériel informatique, télécopieurs, photocopieurs et duplicopieurs ;
6 - l'organisation de journées SEA pour une meilleure visibilité du système ;
7 - le renforcement des relations entre Ecoles Associées et Clubs Unesco ;
8 - l'établissement d'un cadre de partenariat entre les Commissions Nationales et les acteurs du développement.

- Au niveau de la région :

1 - l'élaboration par l'Unité de Coordination internationale de fiches de présentation de projets à partir des esquisses de projets phares retenus par l'atelier ;
2 - l'instauration d'un courant d'échanges, de communication entre différentes coordinations du réSEAU grâce à l'Internet ou par un bulletin de liaison ;
3 - la formation des coordonnateurs deréSEAU en informatique et à l'internet ;
4 - l'institution de rencontres périodiques régionales rotatives au profit des coordonnateurs ;
5 - la promotion du SEA par les échanges culturels, sportifs et les jumelages ;
6 - la mise en œuvre des recommandations du présent atelier.

- Au niveau international :

1 - la nécessité d'une évaluation des Ecoles Associées par l'Unité de Coordination internationale avant 2003.

• Cérémonie de clôture de l'atelier


La dernière journée de l'atelier, le vendredi 20 juillet 2001 a été consacré à :

- la présentation, discussion et adoption des documents finaux de l'atelier ;
- à la cérémonie de clôture placée sous la présidence du Ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur, et de la Recherche Scientifique, le Professeur Laya Sawadogo.

Les différentes étapes de la cérémonie ont été les suivantes :

- l'audition du rapport final et des recommandations ;
- la présentation des résultats de l'évaluation de l'atelier ;
- les motions de remerciements au Gouvernement du Burkina Faso et à l'Unesco ;
- l'audition de l'appel des jeunes suite à la rencontre de la Fraternité à Saint Malo (France) et la remise de la coupe de participation de la délégation burkinabé au Ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur, et de la Recherche Scientifique Sawadogo ;
- le discours du Représentant du BREDA Dakar précédé de la remise symbolique d'un cadeau d'amitié à Mme Sigrid Niedermayer par la Commission Nationale burkinabé ;
- l'allocution du Ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur, et de la Recherche Scientifique, le Professeur Laya Sawadogo.

Le dernier acte de cet atelier a été la prise de photo de famille avec le Professeur Laya Sawadogo.

Le Vice-Président et le Rapporteur Général de l'Atelier.