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Le pétrole, La
baisse après les années fastes Le pétrole gabonais, assez lourd avec une viscosité
élevée et une faible teneur de soufre, est de bonne qualité. Le pays compte
trois sortes de "bruts" : la qualité Mandji en provenance de
tous les champs de la zone Mandji, le Gamba-Ivinga, plus que le Mandji
et le Lucina, est le plus léger et le moins soufré des trois.
En 1979, on est redescendu au-dessous de la barre
des 10 millions de tonnes annuelles, et depuis la baisse est constante,
mais en passe de se stabiliser grâce à la découverte de nouveaux champs
et au perfectionnement des techniques de pompage qui permettent une exploitation
maximale des champs sur le point de se tarir.
A cet égard, la loi pétrolière codifie un certain
nombre de droits que l'Etat se réserve, parmi lesquels le droit d'association
à l'exploitation, fixé à 25% avec faculté pour le gouvernement de prendre
la part qui lui revient, le droit de transporter au moins 50% de la production,
le droit d'imposer aux compagnies d'assurer en priorité les besoins des
raffineries nationales, le droit d'obliger les compagnies à présenter,
avant le démarrage des travaux, un programme précis de formation et d'insertion
des cadres nationaux dans tous les emplois techniques.
Il y a donc réelle coopération entre les deux, et
il a de ce fait été possible de développer une dynamique d'investissements
productifs très positive. Le rôle du pétrole gabonais n'est donc pas seulement
de faire tomber des milliards dans les caisses de l'Etat. Parce que les
responsables gabonais l'ont voulu ainsi, il intervient de manière remarquable
dans le développement économique et en particulier dans la diversification
industrielle qui est un des objectifs prioritaires du plan quinquennal
qui a démarré en 1984, pour s'achever en 1988. Celui-ci prévoyait entre
autres l'intensification des recherches minières principalement sur le
tracé du "TRANSGABONAIS". Il comprend deux activités :
En 1998, l'exploration est réalisée
par 25 sociétés dont huit européennes, douze américaines.
Parmi les quatre entreprises qui avaient fait leur entrée en 1997,
deux, Chauvco et Agip ferment au cours de l'année 1998, à
cause du faible rendement des puits et de la chute du prix du baril de
pétrole. L'évolution de la production et des exportations
de pétrole se présente comme suit :
La surabondance du brut sur le marché international
en 1998 est à l'origine de la baisse de la valorisation des exportations
: le prix moyen du baril de brut Rabi passe de 18 à 12 dollards
le baril et celui du Mandji se vend en dessous du dollar en F CFA s'apprécie
de 1% par rapport à 1997 (589,8 millions contre 583,7 millions
F CFA en 1997). |
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bûcher des vanités Ayant, de tout temps, vécu au-dessus de ses moyens du fait de considérables ressources pétrolières, le Gabon a désormais du mal à tenir son rang, la production pétrolière étant en constante chute alors que les espoirs de découverte de nouveaux gisements off shore fondent comme neige au soleil. Avec un domaine de recherche couvrant 125 557 km2 dont 46 073 km2 on shore et 84 835 km2 off shore, l'activité pétrolière a, de tout temps, joué un rôle prépondérant dans l'économie gabonaise. Mais, après la découverte du gisement de Rabi-Kounga en 1987, l'exploration pétrolière a connu un léger ralentissement. Les exportations de brut ont donc suivi cette tendance à la baisse. Et, malgré le renchérissement des cours mondiaux et la bonne tenue du dollar, "l'émirat noir" est actuellement en proie à une crise financière sans précédent. Contrairement aux années précédentes où le pétrole constituait à lui seul plus de 50% des ressources du pays, le projet de loi des finances, exercice 2000, ne prévoit que quelques 320,3 au titre des recettes pétrolières alors que les recettes sont globalement évaluées à 710,4 milliards de francs CFA. D'où, les énormes difficultés rencontrées par le ministre des Finances pour boucler son budget - après avoir fait voter celui de l'exercice échu en déséquilibre, il récidive, à la différence notable que le besoin de financement est maintenant de l'ordre de 1 359,5 milliards de francs CFA. Et pourtant, l'exploration pétrolière a donc repris de plus belle à partir de 1996, à la faveur de la signature de contrats avec les sociétés présentes mais aussi de nouveaux partenaires, venus principalement des Etats-Unis d'Amérique. Récemment encore, une convention d'exploration a été signée avec cinq sociétés australiennes. En dépit de cette ouverture à d'autres sociétés, l'activité pétrolière au Gabon reste dominée par Elf-Gabon, jadis filiale d'Elf-Aquitaine et donc désormais propriété du groupe Elf-TotalFina. Cette société a donc, à partir de 1996, entrepris une opération de recentrage de ses activités qui s'est traduite par un désengagement total ou partiel de certains blocs. En effet, jugés non rentables, les blocs du périmètre terrestre ont été cédés à d'autres sociétés dont Mitsubishi Petroleum development corporation. Mais, Elf-Gabon reste détenteur de permis lui attribuant le contrôle d'environ 30% du domaine de recherche national. En fait, la stratégie du pétrolier français est simple : renforcer l'exploration des séries post-salifères en recherchant des pièges à composante stratigraphique dans les zones de production off shore et dans l'off shore profond. Car, en raison de la présence d'une forêt dense, l'exploration sur terre est hors de prix. D'ailleurs, cette réalité est si crue que l'ensemble des opérateurs pétroliers se refusent à explorer les potentiels gisements on shore, préférant faire dans la sous-traitance, le cas échéant. Raison pour laquelle l'exploration pétrolière est, au Gabon, concentrée au niveau du littoral et de la mer, la zone terrestre située entre Port-Gentil - ville pétrolière s'il s'en trouve - et Mayumba étant l'exception qui confirme la règle. Avec des réserves totales estimées au bas mot à 2,96 milliards de barils, le Gabon compte encore énormément sur son pétrole. A ce jour, plus d'une trentaine de champs sont exploités. Deux terminaux - Cap Lopez dans le Fernan-Vaz, région de Port-Gentil et Gamba - permettent l'évacuation de l'or noir. Mais, d'autres points de stockage flottant, situés en mer, assurent également l'exportation de la précieuse huile. Cette diversité de canaux d'évacuation s'explique d'autant plus qu'il existe plusieurs qualités de pétrole au Gabon : le Mandji, produit par Elf-Gabon, le Gamba, produit par Shell-Gabon, le Lucina, produit par kelts et le Rabi. Raffiné en partie au Gabon, le pétrole continue donc d'être la principale source de revenus de ce pays. La vitalité de la Sogara (Société gabonaise de raffinage), mise en servie en 1967, en est la meilleure illustration. |
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Le secteur minier, à la croisée des chemins Pour autant, la région de Franceville demeure un
haut lieu de l'extraction minière au Gabon. Car, hormis l'uranium, son
sous-sol recèle également de manganèse dont l'extraction est assurée par
la Comilog (Compagnie des mines de l'Ogooué), basée à Moanda.
Depuis le début de l'exploitation, ce sont 65 millions
de tonnes de minerai qui ont été extraits du gisement de Moanda soit une
moyenne de 1.800.000 tonnes par an. Quand l'or s'épuise |
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| En somme, le secteur minier Gabonais a encore de beaux jours devant lui. Mais, du fait de la situation des mines qui se trouvent généralement en pleine forêt équatoriale, les coûts d'exploitation sont si élevés qu'ils deviennent prohibitifs. Au grand dam du commun des Gabonais, qui ne cesse de se demander de quoi demain sera fait | ||||
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