|
Chers amis,
Au terme de l'exercice 2000-2001, permettez-moi de remercier tous les
Clubs et Associations qui ont bien voulu participer au programme d'activités
que nous avons tous adopté et surtout à leur implication dans la diffusion
du manifeste 2000 pour une culture de la paix et de la non violence.
En effet, la proclamation par l'Assemblée Générale des Nations Unies de
l'année 2000, charnière entre le deuxième et le troisième millénaire,
"Année Internationale de la Culture de Paix", est une sorte
d'appel à une redynamisation, une réorientation de toutes nos actions
vers un vingt et unième siècle qui verra s'éloigner tous les maux et les
mots qui ont terni une partie de l'histoire du vingtième siècle et de
tous ceux qui l'ont précédé. Répondre à cet appel suppose un réel engagement
des militants des Clubs Unesco. Cet engagement est d'abord individuel.
Nous devons par notre comportement en famille, dans notre quartier, à
l'école, au collège, au lycée, à l'université, à notre lieu de travail,
marquer la différence qui doit nous caractériser par l'effort permanent
d'y contribuer à l'instauration d'un climat de concorde et de tolérance.
|


|
|
M. Dieudonné
Zihou Zihou ,
Président de la Fédération Nationale des Associations,
Centres et Clubs Unesco.
|
Au moment où notre pays connaît un afflux d'hommes, de femmes et d'enfants
que des conflits insensés obligent à abandonner les leurs et leurs patrimoines
matériels et immatériels, nous avons le devoir de faire en sorte que parmi
nous, ils retrouvent réconfort moral et matériel. Cela signifie que tous
les Clubs et Associations, notamment ceux évoluant dans les zones les
ayant accueillis doivent multiplier les actions de solidarité envers eux.
Nous ne pouvons mener toutes ces actions, ni atteindre nos objectifs que
par une concertation et un échange permanents d'expérience. C'est pourquoi
il est nécessaire d'entretenir une synergie non seulement entre nos Associations
et Clubs Nationaux, mais aussi entre notre fédération et celles sous régionales,
régionales, continentales et mondiales par une harmonisation de programmes,
des jumelages, et rencontres périodiques.
Jusqu'à présent, les journées des Nations Unies n'ont pas connu des célébrations
remarquables par nos Associations et Clubs.
Notre assemblée générale ordinaire étant imminente, mon souhait le plus
ardent est que parmi les recommandations qui en émaneront figure un engagement
de la part de notre fédération à prouver sa solidarité avec les Nations
Unies en marquant par des actions concrètes, toutes les journées dont
la commémoration est indiquée dans son calendrier.
Enfin, comme vous le savez, la définition de la paix ne doit pas se limiter
à l'absence de guerre ou de conflit.
Quand on a faim, on n'est pas en paix.
Quand on vit dans la misère, on n'est pas en paix.
Quand on est pauvre, on n'est pas en paix.
Quand on est isolé ou esseulé, on n'est pas en paix.
Quand on ne peut s'exprimer librement, on n'est pas en paix.
Quand on est emprisonné, on n'est pas en paix.
Quand son environnement est pollué ou agresse, on n'est pas en
paix.
Quand on est malade, on n'est pas en paix.
A propos de maladie, il est plus qu'indispensable que la lutte contre
le sida, peste des temps modernes qui depuis plus de vingt ans, fait des
ravages dans le monde entier et plus particulièrement en Afrique où aujourd'hui,
il tue plus que les guerres, figure au premier plan de vos principales
préoccupations.
Face à tous ces fléaux, ensemble élevons "les
défenses de la paix" en nous appuyant entre autres stratégies,
sur les recommandations du manifeste cité ci-dessus : "rejeter
la violence libérer notre générosité, écouter
pour se comprendre, préserver la planète, réinventer
la solidarité".
Je vous remercie.
|