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La SOGARA (Société Gabonaise de Raffinage), installée
à Port-Gentil traite aujourd'hui environ 800 000 T/an de pétrole
brut gabonais. Le capital de la SOGARA est de 1.200.000.000 F CFA réparti
entre l'Etat Gabonais et cinq compagnies pétrolières (République
gabonise 25%, Total Fina 22,01%, Elf 21,83%, Shell 16,99%, Mobil 11,67%,
Agip 2,50%).
La CFG/COTRAB (Compagnie Forestière du Gabon) est un des plus grands
producteurs de contreplaqué du monde. Sa spécialité
: placage, contreplaqué, sciage du bois Okoumé.
L'industrie chimique est peu développée
et porte sur les lubrifiants, les peintures, les gaz industriels, entre
autres. La SIDAC fabrique des détergents industriels et ménagers
et son unité de fabrication couvre le marché national.
Dans l'industrie de biens de consommation on trouve également des
productions de textile, cosmétique, matelas
Autres industries : matériaux de construction, ciment, papier emballage,
industrie extractive, etc
Les différentes formes
d'artisanat
Il est difficile de délimiter la frontière
entre l'art, la fabrication d'objets magiques et l'artisanat, d'une part
parce que les uvresd'art répondent
à un critère d'utilité comme les plus humbles ustensiles
de chasse, de culture ou de cuisine, d'autre part parce que le même
soin est apporté à tous. D'ailleurs les trois catégories
se rejoignent par les matériaux utilisés : le bois et les
fibres, traités en vannerie.
Après ou avec le bois, la vannerie est
certainement l'occupation la plus répandue
dans toutes les régions, qu'il s'agisse entre autres, de l'Ogooué-Ivindo,
chez les Bakota, du Haut-Ogooué, particulièrement près
d'Okondja où les femmes fabriquent des nattes, des paniers, des
boîtes, des sacs, etc. Dans l'Ogooué-Lolo, le raphia est
tissé en pagnes ou rejoint l'art sacré avec les sculpteurs
Aduma qui entourent leurs masques blancs et rouges d'une abondante barbe
de fibres de raphia.
Un peu partout, et particu-lièrement dans la Nyanga, il existe,
outre le raphia, de nombreuses variétés de fibres se prêtant
au tissage et à la vannerie, comme le rotin, les roseaux, les lianes,
le bambou, le pandanus, certaines écorces fines et souples. Les
paysans occupent leurs loisirs à fabriquer nattes, paniers, nasses,
courroies. Ce sont souvent les mêmes qui sculptent et travaillent
le bois pour en tirer les mortiers et les pilons dont toutes les ménagères
se servent pour traiter les céréales, base de la nourriture
quotidienne. Ils se feront aussi, selon les besoins de la famille, forgerons
ou potiers.
Depuis plusieurs années, le certi-ficat d'études primaires
comporte une épreuve pratique de travail manuel qui empêche
les jeunes d'oublier les métiers artisanaux traditionnels, où
la vannerie occupe une place prépondérante, car elle a également
marqué l'habitat. Non seulement les cases portent des toits de
fibres qui varient avec la végétation des régions
et qui ont une forme conique ou deux pentes rectangulaires, mais les murs
sont souvent faits d'une armature de bambou sur laquelle sont tendues
des nattes d'écorce ou de fibres diverses entrelacées.
La vannerie fait d'ailleurs partie des disciplines enseignées à
l'Ecole des Arts et Manufactures.
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