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Monsieur Pierre Marie Dong, Premier Président en exercice du Réseau
fait le point.
En attendant que se tienne la prochaine session ordinaire, prévue
en Afrique du Sud, où il sera désigné un autre Président,
le patron du Conseil National de la Commu-nication du Gabon reste toujours
aux Commandes du RIARC. Pierre Marie Dong porté à la tête
de la structure par ses paires en 1998, s'est fixé comme objectif
d'uvrer, jusqu'à la fin de son mandat, en faveur du renforcement
de la coopération en matière de régulation entre
les instances africaines.
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Mr.
Pierre Marie Dong, Président du Conseil
National de la Communication (CNC).

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Animés du désir de redynamiser la Coopération
en matière de Régulation de la Communication par l'harmonisation
des instruments africains, tout en respectant la diversité des
expériences et des législations, les Présidents des
Instances Africaines de Régulation des médias se sont réunis
à Libreville du 2 au 5 juin 1998, grâce à l'appui
personnel du Président Omar Bongo, pour mettre en place le Réseau
des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC).
Un cadre formel d'établissement, de développement et d'approfondissement,
des relations de concertation et d'échanges entre les Instances.
Au terme de ces travaux, qui ont duré trois jours, la Conférence,
à l'unanimité, a porté son choix sur le Président
du Conseil National de la Communication du Gabon, Monsieur Pierre Marie
Dong, pour qu'il préside aux destinées du RIARC au cours
des deux prochaines années. Aussi, la Conférence avait donc
désigné la République du Bénin pour abriter
le siège du Réseau, avant de décider que se tienne
en Afrique du Sud la prochaine session ordinaire.
Une fois à la tête donc de cette structure, malgré
des lourdes charges liées à ses fonctions de Président
du C.N.C., Monsieur Pierre Marie Dong, va ainsi traduire, de manière
effective, sa détermination à mettre le Réseau en
place, en multipliant à travers l'Afrique des rencontres et des
concertations, avec ses homologues, aussi bien, francophones, anglophones,
luxophones, qu'arabo-phones, en vue de dynamiser les échanges d'expériences
et d'expertise susceptibles de faciliter la réussite des missions
qui ont été assignées au RIARC par la Conférence
de Libreville, notamment le renfor-cement de la démocratie dans
nos Etats.
C'est dans cet esprit que le Président en exercice du RIARC, soucieux
de contribuer, par la synergie des échanges, à asseoir l'autorité
technique, professionnelle et institutionnelle de ses membres et de faire
du Réseau un interlocuteur privilégié des organes
délibérants des institutions politiques et de développement
économique et social sur le plan régional et international,
s'est rendu régulièrement dans plusieurs pays africains
et auprès des institutions internationales, notamment à
l'Unesco, pour des réunions de travail avec ses paires dans le
cadre de l'appui au RIARC
Aussi, toujours à la recherche de la dynamisation des activités
du RIARC, le Président Pierre Marie Dong a séjourné
à Cotonou, siège du secrétariat exécutif dudit
Réseau, du 13 au 20 mai 1999, ainsi qu'à Abidjan et à
Dakar, dans le cadre des préparatifs de la Conférence du
RIARC-CSA, qui s'est tenue à Paris du 20 au 26 juin 1999. Ainsi,
lors de cette réunion multilatérale, l'ancien Président
du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel de France, Monsieur Hervé
Bourges, qui avait décidé de l'organisation de cette rencontre
technique à Paris, s'est dit prêt à se tenir à
la disposition des Instances Africaines de Régulation pour répondre,
autant que possible, à leurs besoins en matière de documentation
et d'expertise.
Le Président Pierre Marie Dong, conscient que pour réussir
ses missions, le RIARC a besoin des moyens et autres ressources techniques
et technologiques dont il ne dispose pas jusqu'à présent
du fait de la situation économique et des difficultés financières
des pays africains, a multiplié les contacts permanents avec les
institutions internationales, notamment l'Unesco, où il s'est rendu
en novembre 1999 pour participer au Sommet Mondial de Régulateurs
de la Communication, pour le suivi de la mise en uvre des mécanismes
de soutien de cette institution au RIARC.
Au regard de la précarité struc-turelle des instances qui
composent le réseau, l'Unesco a emboîté le pas à
d'autres organisations internationales et partenaires du développement,
notamment l'Union Européenne, la Francophonie
en offrant
à la Présidence du RIARC, du matériel informatique
d'une valeur globale de quarante cinq millions de francs CFA. Ce don permet
déjà au Conseil National de la Communication du Gabon, Présidence
du Réseau, à la HAAC (Haute Autorité de l'Audiovisuel
et de la Communication) du Bénin, qui a en charge son secrétariat
exécutif, au Conseil National de la Communication du Cameroun et
au Conseil National de la Commu-nication sociale de Mozambique, d'être
informatisé. Cet outil, dans le contexte actuel d'autoroute de
l'information, reste un apport de première importance, notamment
en matière de la promotion, de l'éducation et de la culture,
autrement dit, tout ce qui comme la communication, participe au devenir
de l'Homme et de son milieu.
Il faut noter enfin que, le Président du Conseil National de la
Communication, en sa qualité de Président en exercice du
RIARC, s'est rendu en décembre 2000, au Bénin, dans un double
cadre : signature de l'Accord de Coopération bilatérale
entre le C.N.C. du Gabon et de la HAAC du Bénin, et signature de
l'Accord de siège entre la République du Bénin et
le RIARC. Le deuxième accord énonce les dispositions sur
la base desquelles le RIARC implante son siège à Cotonou.
Il est conclu pour une durée de cinq ans et il est renouvelable
par tacite reconduction.
L'occasion lui a également été donné, de prendre
part, lors de ce séjour béninois, à la 4ème
Conférence Mondiale des Démocraties nouvelles rétablies
qui se tenait à Cotonou à la même période.
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Interview du Président du Conseil National
de la Communication (CNC), Président en exercice du Réseau
des Instances Africaines de Régulation de la Communication
(RIARC)
- Libreville le 15 juin 2001 - |
Question : Monsieur le Président du CNC, la très grande jeunesse
des organes de régulation des médias en Afrique, dans leur ensemble,
ne permet pas encore d'avoir une connaissance exacte de leurs missions.
Pouvez-vous nous en dire un mot ?
Pierre Marie Dong : Toute innovation apparaît toujours comme
un saut dans l'inconnu. Mais la mise en place des Instances de Régulation
des Médias en Afrique, a plutôt permis d'accompagner
et de conforter en même temps les processus démocratiques
enclenchés un peu partout au début des années
90.
Question : Il reste que la fragilité du pluralisme de la presse,
notamment au Gabon, soulève bien des inquiétudes ?
Pierre Marie Dong : Le contraste entre les premières années
d'ouverture et le contexte actuel est absolument saisissant. Ce n'est
pas pour autant une fatalité.
Question : Il serait intéressant de savoir comment le Conseil
National de la Communication envisage la promotion de la presse gabonaise.
Pierre Marie Dong : Par un encadrement pédagogique et
moral. Egalement par un appui en terme de moyens matériels
et financiers. A ce sujet, je voudrais noter le soutien décisif
apporté par le CNC à l'organisation, en juin 2000, des
journées de réflexion sur la presse écrite au
Gabon. Lesquelles ont débouché sur l'institutionnalisation
d'un fonds de soutien au développement de la presse qui prend
effet à partir du présent exercice budgétaire.
Question : Où en est-on avec la proposition de loi sur le Code de
la Communication ?
Pierre Marie Dong : Notre institution a rempli la tâche
que lui assigne l'article 25 de sa loi organique. La voie parlementaire
choisie, a permis à l'Assemblé Nationale de transformer
le projet de texte en question en proposition de loi. Ceci a constitué
heureusement un signal fort venant de notre représentation
nationale, marquant ainsi sa volonté de contribuer à
la réforme du secteur de la communication.
Question : Pouvez-vous préciser les changements
attendus au niveau de la réorganisation de la profession ?
Pierre Marie Dong : Le Code de la Communication comble les carences
de l'ordonnance actuellement en vigueur, en ce sens qu'il a l'avantage
de donner une définition spécifique à chaque
corps de métier, d'instaurer la commission nationale de délivrance
de la carte professionnelle, etc. Cette dernière disposition
vise à rendre sélective l'entrée dans la profession.
La prise en compte des règles d'éthique et de déontologie
donnera à coup sûr, une visibilité dans la pratique
du journalisme qui soulève tant des passions.
Question : Que répondez-vous à ceux qui s'interrogent sur le
bien fondé des interdictions de paraître qui frappent certains organes
de presse ?
Pierre Marie Dong : Notre rôle est complexe à saisir, dans
la mesure où il doit concilier des exigences opposées, à
savoir celles liées au contrôle des conditions d'exercice des
métiers et à leur promotion. Les sanctions prises à
l'encontre des organes fautifs, doivent être comprises comme une approche
pédagogique tendant à circonscrire et à prévenir
les dérapages.
Question : Aviez-vous le sentiment d'être compris ?
Pierre Marie Dong : J'observe un vaste mouvement de conscientisation
au sein de la corporation avec la relance des actions pertinentes
émanant des organisations corporatistes. D'ailleurs, le Club
de la Presse qui est né de la volonté du CNC de voir
la profession se prendre en charge, a initié la révision
de la charte des Droits et des Devoirs des journalistes. La mise en
place de l'observatoire des médias est attendue.
Question : En mars 2002, le CNC aura dix (10) ans
d'existence. Quel sentiment avez-vous de son parcours ?
Pierre Marie Dong : Il est évident que ce n'est pas
au bout du dix (10) ans qu'un organisme comme le nôtre aura
réussi à régler les problèmes liés
à son insertion dans la sphère institutionnelle.
Il y a eu des avancées concernant l'imprégnation du
rôle du CNC avec la libéralisation du secteur de la communication.
Mais la question de l'assise juridique demeure un vaste chantier.
C'est là un grand regret, de voir qu'en une décennie,
l'institution n'a pas réussi à se donner véritablement
les moyens d'avoir une maîtrise réelle des missions importantes
qui lui sont assignées par la Constitution. Mais la bonne volonté
affichée actuellement par le Parlement, pour faire aboutir
le Code de la Communication a de quoi rassurer pour l'avenir. |
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