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Les travaux en groupes du séminaire
organisé en vue d'identifier les sites naturels du Gabon répondant
plus ou moins aux critères exigés par le Centre du Patrimoine
Mondial ont retenu entre autres sites :
- La réserve de faune de la Lopé-Okanda, comme site mixte,
naturel et culturel.
- L'Arboretum de Sibang, comme site naturel.
- La forêt de Minkébé, comme site naturel.
- La forêt classée de la Mondah, comme site naturel mais
sous réserve de présentation d'une documentation complète.
- Le Complexe d'aires protégées de Gamba, comme site naturel
mais sous réserve qu'une documentation complète soit déposée
le plus tôt possible à la Commission Nationale Gabonaise pour l'Unesco.
De tous ces sites, la réserve de faune de la Lopé-Okanda
et la forêt de Minkébé présentent plus des
aspects d'une valeur exceptionnelle pouvant retenir l'attention des membres
du comité d'analyse de dossiers d'inscription des sites.
Au niveau du cadre réglementaire et institutionnel du patrimoine
naturel National on note que les autorités gabonaises ont pris
des mesures de préservation et de gestion rationnelle des écosystèmes.
La démarche du Gabon dans l'élaboration des lois à
cet effet, prenait déjà en compte les préoccupations
internationales sur la protection des sites naturels. Il est également
fait mention du renforcement des capacités d'action du Comité
National pour l'Environnement et la mise en place d'organe de suivi, notamment
la création d'un comité national du patrimoine naturel et
culturel.
La réserve de faune de Lopé-Okanda
La réserve de la Lopé est la première
aire protégée créée au Gabon. Les textes de
création de l'aire protégée ont été
pris sur la base du décret du 27 mars 1944 réglementant
la chasse en Afrique Equatoriale Française (AEF).
La
proposition de classement de cette zone mentionnait déjà
la nécessité de "maintenir en un juste équilibre
l'exploitation du territoire et la protection de ses richesses naturelles
vouées, sans cela, à une disparition inéluctable"
(lettre du 5 août 1946 adressée au gouverneur de l'A.E.F.).
Située en plein milieu du vaste massif forestier Guinéo-Congolais,
sous l'équateur et au cur du Gabon, la réserve de la Lopé
constitue un témoin vivant de ce que fut l'Afrique centrale il
y a 18.000 ans.
A cette époque, le climat de la terre s'est refroidi. Les forêts
tropicales, qui ont besoin de chaleur et d'humidité, reculent,
faisant place à des savanes. Quelques îlots forestiers qui vont
constituer des zones de refuge subsistent toutefois. Et plus tard lorsque
le climat de la terre se réchauffe, la forêt entame une recolonisation
des savanes, à partir des îlots qui se sont maintenus. C'est ce
phénomène qui est exactement observé à la
Lopé, avec des paysages de mosaïques savanes-forêts. On y
trouve également des forêts galerie, des forêts en
évolution, des forêts mature à haute canopée,
etc.
Dans la réserve de la Lopé, on trouve les plus anciennes
traces de pierres taillées (400.000 ans) pour l'Afrique centrale
forestière. Vers 500 avant JC, des populations de métallurgistes
se sont implantées dans cette région ; c'est l'avènement
de l'âge du fer ancien qui inscrit dans la roche, un riche patrimoine
archéologique.

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Quelques chiffres
- Réserve de chasse de la Lopé 150.000 ha (domaine de chasse Lopé-Okanda)
- Parc national et réserve naturelle intégrale 350.000 ha (réserve
de faune de l'Offoué-Okanda)
- Noyau central 167.000 ha (réserve naturelle intégrale)
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La réserve de faune de la Lopé est
composée de deux entités : la réserve de chasse de
la Lopé-Okanda créée par arrêté du 26
septembre 1946 d'une part ; le parc national de l'Okanda et la réserve
naturelle intégrale de l'Offoué créée elle
par un arrêté du 27 septembre 1946 d'autre part. Ces trois
catégories juridiques correspondent à l'exercice d'activités
différentes, le statut de protection le plus élevé
étant accordé à la réserve naturelle intégrale,
puis au parc national. La réserve (partielle) de chasse de la Lopé-Okanda
entre dans le cadre de la réglementation cynégétique
: la chasse y est organisée et spécialement réglementée.
Les limites de ces trois zones sont fixées par les textes qui les
créent.
Toutefois, selon l'arrêté du 27 septembre 1946, ces aires
protégées ont conservé leurs limites d'origine. La
réserve de chasse couvre la partie nord de l'aire protégée,
c'est-à-dire les savanes et leur lisière avec le massif
forestier ; le parc national lui, couvre la partie centrale et la réserve
naturelle intégrale le sud de la zone.
La Réserve de faune de la Lopé bénéficie,
dans le cadre du programme régional "Conservation et utilisation
rationnelle des écosystèmes forestiers en Afrique centrale"
(ECOFAC), d'un financement de l'Union Européenne, intervenant en
appui au Ministère des Eaux et Forêts et du Reboisement au
Gabon.
ECOFAC est un programme financé par l'Union Européenne qui
aide à l'aménagement de la réserve de faune de la
Lopé. Son objectif est d'en promouvoir la conservation en appuyant
son développement touristique. Par la valorisation des ressources
naturelles et les débouchés économiques qu'elle implique,
ECOFAC souhaite faire la démonstration que protection de l'environnement
et développement économique sont liés.
La forêt de Minkébé
La forêt de Minkébé est géographiquement
située dans la région nord du Gabon. Elle admet les coordonnées
géographiques ci-après : 1¡15'-2¡18'N ; 12¡23'-13¡20'E.
La réserve ou forêt de Minkébé s'étend
sur 600.000 hectares et présente de nombreuses limites dont :
- à l'est par les rivières Sing, Nouna, Bemvoula et Ivindo
;
- au nord par les rivières Ayina, puis Mvoula ;
- à l'ouest par les rivières Ntem et Mvoung IV ;
- au sud par une ligne imaginaire qui sépare la réserve
d'un permis Présidentiel.
Le mont qui a donné son nom à la région est le point
le plus élevé de la zone avec 937 mètres de haut.
C'est une zone caractérisée par des plateaux entrecoupés
de vallées à la fois larges et étroites. Les vallées
les plus larges sont souvent périodiquement inondées.
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