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Gratien
MUREKUMBANZE
Chargé de la Sous Commission Éducation
à la Commission Nationale Rwandaise pour lUNESCO
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L année
2001 fut très riche en activités pour lUNESCO. Deux
grandes conférences mondiales de haut niveau ont été
organisées. La 46ème conférence internationale de
léducation a tenu ses assises à Genève au mois
de septembre et la 31ème session de la conférence générale
de lUNESCO sest tenue au siège de lorganisation
en octobre-novembre.
Dans le domaine de léducation pour tous (EPT), lon
peut mentionner, entre autres, la réunion ministérielle
des pays de lE-9 au mois daoût à Beijing, la
2ème réunion du groupe de travail sur lEPT, tenue
à Paris au mois de septembre, et la 1ère réunion
du groupe de haut niveau sur lEPT, tenue également à
Paris en octobre. Les participants à ces différentes réunions
se sont interrogés sur lavenir de léducation
dans un monde en perpétuelle mutation.
Lon sait que la Commission internationale sur léducation
au XXIème siècle (Commission Delors) a retenu quatre concepts
fondamentaux qui doivent désormais guider léducation
: apprendre à connaître, apprendre à faire, apprendre
à être et apprendre à vivre ensemble. Elle a fait
du quatrième concept le pillier du système éducatif.
Cest que la mondialisation entraîne le danger de globalisation
des marchés et de linformation, et en réaction des
communautés qui se sentent marginalisées, le risque de repli
sur soi, dexclusivisme identitaire au nom dune ethnie, dune
culture ou dune région. Les attaques du 11 septembre 2001
aux Etats-Unis ont convaincu la communauté internationale de la
pertinence et de lurgence dune éducation pour
apprendre à vivre ensemble.
Le Forum mondial de Dakar sur léducation a rappelé
la nécessité dune éducation de qualité
pour tous impliquant notamment :
lapprentissage tout au long de la vie ;
la promotion des techniques de linformation et de la communication
au service de léducation ;
lélimination de la pauvreté et particulièrement
de lextrême pauvreté ;
la lutte contre le VIH/SIDA.
Le Gouvernement rwandais est fermement convaincu que le développement
économique et social dune nation est conditionné par
lexistence dune solide structure denseignement supérieur
et de recherche, surtout dans le domaine de la science et de la technologie.
Les progrès réalisés au cours de ces dernières
années sont très encourageants. De 1996 à 2001, le
nombre détudiants enregistrés dans lenseignement
supérieur et universitaire est passé de 4 500 à 12
000 grâce au soutien du Gouvernement à louverture de
nouveaux établissements denseignement supérieur tant
publics que privés.
LUNESCO est sollicitée pour appuyer le développement
de ce secteur vital de la vie nationale.
Kigali, le 8 janvier 2002
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