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Monsieur le Président de la
Conférence Générale, Madame la Présidente
du Conseil Exécutif, Monsieur le Directeur Général
de lUNESCO, Mesdames, Messieurs les Ministres, Mesdames, Messieurs
les Délégués, Mesdames, Messieurs, au nom de mon
pays, le Rwanda et de lensemble de ma délégation,
je voudrais tout dabord vous présenter, Monsieur le Président
de la Conférence Générale, mes chaleureuses félicitations
pour la confiance que vous a témoignée cette auguste assemblée
en vous élisant à sa tête pour cette 31è session.
Je suis convaincu que sous votre dynamique direction, notre conférence
sera un succès total.
Mon pays saisit cette occasion pour se joindre encore une fois à
la condamnation par la communauté internationale de la tragédie
du 11 septembre dernier, qui a frappé les États-Unis dAmérique,
causant la mort de milliers dinnocents. Nous condamnons énergiquement
le terrorisme sous toutes ses formes.
Le Rwanda adhère pleinement aux propositions contenues dans la
Stratégie à moyen terme pour 2002-2007. Cest un document
clairement structuré autour de douze objectifs stratégiques
bien définis répartis entre les grands domaines de compétence
de lOrganisation : éducation, sciences, culture, communication
et information. Nous sommes plus particulièrement satisfaits des
deux thèmes transversaux lélimination de la
pauvreté et la contribution des technologies de linformation
et de la communication au développement de léducation,
de la science et de la culture et à la construction dune
société du savoir. Nous pensons comme le Conseil Exécutif
que ces deux thèmes transversaux devraient être partie intégrante
de tous les programmes de lUNESCO. Mon pays appuie les recommandations
du Conseil Exécutif relatives au projet de Stratégie à
moyen terme, et en particulier celles qui ont trait à la formation
des enseignants, à la lutte contre le VIH/Sida et à la formation
aux technologies de linformation et de la communication.
Le Rwanda approuve également les grands programmes proposés
dans le Projet de programme et de budget pour lexercice biennal
2002-2003. Ces propositions reflètent en grande partie les priorités
définies par nos États membres et les recommandations formulées
lors des réunions de consultations organisées par le Secrétariat
auprès de nos commissions nationales. Nous souhaitons que lUNESCO
sefforce de mobiliser des moyens financiers suffisants pour que
les orientations définies dans le document 31 C/5 puissent être
concrétisées sur le terrain dans nos pays respectifs, notamment
les activités prévues dans le cadre des programmes tels
que léducation de base pour tous, programme conforme aux
conclusions et recommandations du Forum de Dakar : Édifier des
sociétés du savoir par une éducation de qualité
et la rénovation des systèmes éducatifs, science
et technologie : renforcement des capacités et gestion, Les sciences
de lenvironnement, Promotion des droits de lhomme, de la paix
et des principes démocratiques, Protéger la diversité
culturelle et promouvoir le pluralisme et le dialogue interculturel, Renforcer
les liens entre culture et développement, sans oublier les deux
thèmes transversaux.
M. le Président, la guerre et le génocide qua connus
mon pays en 1994 ont causé dénormes pertes matérielles,
financières et humaines. Aucun secteur de la vie nationale na
été épargné. Le système éducatif
en a particulièrement souffert : bâtiments détruits,
mobiliers et équipements pillés, enseignants tués
ou exilés
Face à limmensité des besoins,
le Gouvernement dunion nationale mis en place en juillet 1994, a
décidé de coordonner tous les efforts de développement
et dassistance et de les axer sur la normalisation du système
éducatif. Dimportants efforts ont été ainsi
consentis pour remettre en état ou construire les infrastructures
et les équipes scolaires et pour former des ressources humaines
qualifiées, en particulier des enseignants. Notre première
priorité a été daccroître laccès
à lenseignement, et surtout à lenseignement
primaire, dont les 1.882 établissements ont rapidement rouvert
leurs portes dès lannée scolaire 1994-1995, accueillant
au total 940.000 élèves. Sept ans plus tard, près
d1,5 million délèves sont inscrits dans 2.142
écoles primaires. Les taux de scolarisation brut et net atteignent
respectivement 99,5% et 72,1%.
Lenseignement secondaire a accueilli au début de lannée
scolaire 1995-1996, 50.000 élèves dans 210 écoles,
enseignements public et privé confondus. En 2000-2001, on compte
au Rwanda 376 écoles secondaires publiques et privées totalisant
plus de 141.000 élèves. Les établissements de lenseignement
supérieur ont également rouvert au cours de lannée
académique 1995-1996 avec 2.800 inscrits. En 2000-2001 les établissements
denseignement supérieur publics, dont un certain nombre venaient
dêtre créés, ont accueilli 7.200 étudiants.
Parallèlement des établissements denseignement supérieur
privés ont vu le jour et accueillent environ 5.000 étudiants.
Lune des priorités de notre programme Vision 2020 étant
de doter le pays de ressources humaines qualifiées, nous comptons
sur lappui de la communauté internationale, et dabord
de lUNESCO, pour réaliser cet objectif, car malgré
les efforts déployés, laccès à lenseignement
secondaire, et plus encore à lenseignement supérieur,
reste encore très limité.
M. le Président, jai le plaisir de vous informer que dans
le domaine de léducation, plusieurs autres réalisations
positives ont vu le jour en très peu de temps au Rwanda. Nous avons
mis sur pied une Inspection générale de lenseignement,
créé un Conseil national des examens doté de lautonomie,
un Centre national de développement des programmes, lInstitut
pédagogique supérieur de Kigali pour la formation denseignants
du secondaire qualifiés, lInstitut des sciences, de la technologie
et de la gestion de Kigali, dont nous avons proposé à la
Conférence MINEDAF VII à Durban quil soit reconnu
comme centre régional dexcellence. Des écoles normales
modèles ont été mises en place dans toutes les provinces
du pays et équipées notamment en matériels audiovisuels
et informatiques en vue dassurer la formation initiale et continue
des enseignants du primaire. Des programmes denseignement du primaire
et du secondaire ont été harmonisés et adaptés
au contexte social résultant du rapatriement des réfugiés.
Tenant compte des sombres événements de notre histoire récente,
nous privilégions léducation axée sur lacquisition
de compétences dont lobjectif est dinculquer à
la jeune génération lesprit de bonne entente, notion
de résolution pacifique des conflits, la culture de la paix, la
tolérance et les principes de la coexistence pacifique. En effet,
il est important au Rwanda, de prévenir les conflits et de bâtir
une société solidaire, et de garantir aussi un avenir meilleur
à notre peuple. Léducation est le meilleur moyen datteindre
cet idéal car, comme le dit si bien lActe constitutif de
notre Organisation , les guerres prenant naissance dans lesprit
des hommes, cest dans lesprit des hommes que doivent être
élevées les défenses de la paix. Nous avons
également élaboré des programmes de lutte contre
le VIH/Sida en milieu scolaire. La décentralisation de ladministration
de léducation est en train de devenir une réalité.
Tout en poursuivant nos efforts en matière daccès,
nous entendons nous employer surtout à améliorer la qualité
en formant les enseignants, en équipant les écoles et en
leur fournissant des matériels didactiques. Nous nous efforcerons
également de développer lenseignement technique et
professionnel, de renforcer lenseignement des sciences et de la
technologie, didentifier et mettre en uvre des mesures dincitation
dordre professionnel et matériel afin de motiver nos enseignants.
Ces actions seront menées en collaboration avec nos partenaires
nationaux parents délèves, confessions religieuses,
ONG locales avec lappui des organismes de coopération
bilatérale et multilatérale.
M. le Président, vous le savez, le Rwanda est lun des pays
les plus densément peuplés au monde. Cela se traduit par
une dégradation de lenvironnement due à lutilisation
du bois de chauffage comme source dénergie par les ménages
entraînant une forte déforestation. Nous nous félicitons
donc quun programme spécial relatif à ladaptation
des politiques scientifiques aux besoins de la société ait
été inclus dans la Stratégie à moyen terme.
Le Rwanda sintéresse à la vulgarisation des techniques
dexploitation du biogaz et de lénergie solaire comme
sources dénergies nouvelles et renouvelables qui préservent
lenvironnement. Des projets pilotes ont été menés
avec succès, notamment dans nos institutions scolaires. Nous demandons
lappui de lUNESCO en vue détendre le projet à
nos villages.
M. le Président, il ne ma pas été possible,
dans le peu de temps qui métait accordé de citer la
totalité des réalisations, des plans daction et des
besoins encore considérables du Rwanda en matière déducation,
de science et de technologie, de culture et de communication.
M. le Président, nous voudrions ici exprimer notre reconnaissance
à lUNESCO, qui nous a appuyé dans nos réalisations.
Cest dans le cadre du renforcement de cette coopération que
le Gouvernement rwandais vient de mettre à la disposition du Bureau
de lUNESCO à Kigali un bâtiment pour abriter ses services.
Mon pays souhaite vivement que ce Bureau devienne un bureau sous-régional
pour la culture de la paix et de la tolérance.
Encore une fois, je remercie lUNESCO pour son appui indéfectible
au développement de léducation, de la science, de
la culture et de la communication dans nos pays et je souhaite plein succès
à cette Conférence.
Je vous remercie.
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