Excellences Mesdames les Premières Dames,
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Monsieur le Président de la Cour Suprême,
Mesdames, Messieurs les Membres du Gouvernement,
Mesdames, Messieurs les Représentants des Missions Diplomatiques et Consulaires,
Mesdames, Messieurs les Représentants des Agences et Organisations Internationales,
Monseigneur l’Archevêque et Président de la Commission Nationale de Lutte contre le SIDA,
Distingués Invités,
Mesdames, Messieurs,



 

 


La Première Dame du Rwanda prononçant le discours d’ouverture.

C’est un immense privilège pour moi, et un honneur pour mon pays de vous accueillir à Kigali, à l’occasion du Sommet des Premières Dames sur l’enfant et la prévention du VIH/SIDA.

Murakazaneza Mu Rwanda.
Soyez les bienvenus au Rwanda.

Votre présence nombreuse nous réconforte.
Elle témoigne en effet, de votre volonté et détermination de ne ménager aucun effort pour jouer le rôle qui nous revient afin d’empêcher que nos sociétés ne soient décimées par le fléau du VIH/SIDA.
Elle démontre aussi, aux yeux du monde, le niveau de préoccupation et la prise de conscience de notre Continent ainsi que notre engagement ferme dans la recherche des solutions soit nationales ou régionales pour endiguer la pandémie en préservant d’abord nos enfants qui sont l’avenir de notre continent.

Mes chères sœurs,
Mesdames, Messieurs,


Nous sommes nés dans un monde où l’Avenir avait un sens, où demain semblait être un jour qui devait toujours venir, où étant enfants, nos parents nous semblaient éternels.
Nos enfants, eux, naissent dans un monde où ils voient tomber malade et mourir leurs parents et autres membres de leur famille.
Ils sont brusquement plongés dans un désarroi auquel ils n’ont jamais été préparés à faire face.
Et quand ils nous interrogent sur les causes de ces décès et disparitions si précoces, nous leur répondons par le silence ou par des mots qui sont des déguisements du silence que nous savons aujourd’hui pourtant meurtrier.

Chères sœurs,
Mesdames, Messieurs,



Pendant trois jours, nous allons nous pencher sur l’épineuse question de l’enfant face au Sida et le rôle qui doit être celui des Premières Dames :

• Comment prévenir la transmission mère-enfant ?
• Comment prévenir le VIH chez les femmes et les jeunes ?
• Comment protéger les enfants du Sida en situation de conflits armés ?


Autant d’interrogations qui exigent des réponses adéquates, efficaces et réalistes.

Ce sommet sera aussi l’occasion d’évoquer la vulnérabilité particulière des adolescentes au VIH/SIDA :

Tant que nous n’aurons pas lever les barrières économiques, sociales et culturelles qui empêchent les femmes de décider avec qui et quand elles auront des relations sexuelles, nous ne parviendrons pas à enrayer la pandémie du VIH/SIDA.

En effet, le Sida nous interpelle à nouveau et de manière urgente sur la question du respect des Droits Humains Fondamentaux des femmes et des filles qui sont les plus atteintes en Afrique et n’ont souvent aucun pouvoir de décision sur leur sexualité et leur reproduction.

Dans plusieurs de nos pays, les conséquences déjà dramatiques de cette endémie sont aggravées par les conflits armés qui ravagent notre continent.
Là encore, ce sont les femmes et les enfants qui payent le plus lourd tribut.
Je ne doute pas que les discussions que nous mènerons pendant ces trois jours nous permettront de prendre certaines résolutions et de formuler des recommandations pratiques pour assurer la protection de ces groupes vulnérables.

Chères sœurs,
Mesdames, Messieurs,


Notre premier devoir de parent responsable et de citoyen est de préserver un possible demain pour les générations futures.


Depuis la nuit des temps, nous les femmes, portons nos enfants en notre sein, les chérissons et les protégeons dès ce moment là.
Et voici que soudainement, nous nous retrouvons projetées au centre de la transmission de cette terrible maladie à nos enfants, par la transmission mère-enfant.
Nous avons cependant le pouvoir d’enrayer la propagation du Sida à nos enfants, en prévenant ce mode de contamination terrible et inacceptable.
Les moyens existent et nous ne devons ménager aucun effort pour les rendre disponibles dans nos sociétés, dans nos communautés.

Nous n’y parviendrons qu’en unissant tous nos efforts à ceux de nos communautés, à ceux de la communauté internationale et à ceux de nos époux, les Chefs d’Etats, pour apporter notre contribution singulière à l’édification de la forteresse anti HIV pour la survie de notre continent.

Cette contribution devra se traduire en actions concrètes et concertées à travers la définition d’un plan d’actions des Premières Dames au niveau national, régional et continental dans la lutte contre le VIH/SIDA.
Ceci suggère que nous formalisions un cadre d’échanges et de rencontres régulier des Premières Dames pour l’évaluation de ce plan d’action.

Chères sœurs,
Mesdames, Messieurs,


Je ne saurais terminer sans vous dire combien le peuple rwandais qui suit attentivement nos travaux sur les ondes se sent réconforté par votre présence.
Je voudrais, en leur nom, en celui du Président de la République et en mon nom propre vous dire merci.
Merci aussi au Gouvernement rwandais, aux ONG nationales et internationales, aux agences des Nations Unies, aux agences de coopération bilatérales et multilatérales qui ont permis que cette rencontre se réalise. Mes remerciements vont également aux nombreux volontaires rwandais et étrangers qui sont les véritables artisans de ce sommet.

En lui souhaitant plein succès, je déclare ouvert le Sommet des Premières Dames africaines sur les enfants et la prévention du VIH/SIDA.

Je vous remercie.