Intervention de M. Eliphaz Bahizi à la Commission III
—Sciences et Technologie—



 
 

Analyse quantitative du biogaz
au laboratoire de biomasse du Centre Énergie
de l’I.R.S.T.

 

Le Rwanda apprécie les grands axes de Programme proposé dans le 31 C/5 y compris les grands Programmes II et III. Il se réjouit de la présentation distincte de ces deux grands programmes.

L’Enseignement des Sciences et de la Technologie constitue l’une des priorités du Gouvernement Rwandais par l’intermédiaire du Ministère de l’Éducation, qui vient de changer de nom pour devenir le Ministère de l’Éducation, de la Science, de la Technologie et de la Recherche Scientifique. Un cours de Science et de Technologieélémentaires est déjà introduit à l’école primaire. Au secondaire, les élèves sont orientés en sections scientifiques à la fin d’un cycle d’orientation de 3 ans (tronc commun) en fonction de leurs capacités en sciences. Des Lycées scientifiques modèles pourvus de laboratoires bien équipés seront établis dans tout le pays à raison d’un établissement scolaire par Province. Une Faculté de Sciences et de Technologie existe à l’Université Nationale du Rwanda à Butare et un Institut Supérieur de Sciences et de Technologie (KIST en sigle) a été créé à Kigali en 1997. Cet Institut s’illustre déjà notamment par ses programmes et ses activités qui s’inscrivent dans le grand Programme II. Nous citerons (faute de temps) entre autres, ses programmes de vulgarisation des technologies du biogaz et de l’énergie solaire. Plusieurs établissements scolaires, des prisons, des camps militaires, et autres agglomérations à forte densité de population bénéficient actuellement de la technologie du biogaz du KIST pour produire de l’énergie en remplacement du bois de chauffage. Ainsi les déchets organiques notamment des latrines deviennent utiles : le milieu est assaini et la déforestation arrêtée. Grâce à l’énergie solaire, des centres scolaires éloignés des villes peuvent désormais être équipés en informatique. Le projet devra couvrir à long terme les villages et les centres du milieu rural. KIST organise également, à l’intention du public, d’autres cours à court terme en technologies de l’information, en techniques de collecte d’eau de pluies, en développement des industries domestiques créatrices d’emploi… KIST a mis au point un four à pain économisant l’énergie (un seul morceau de bois cuit 400 petits pains). Ce four vient de recevoir le prix “ASHDEN AWARD” qui a été remis au KIST au cours des cérémonies organisées à cet effet, par la princesse Anne de Grande Bretagne.

Nous voulons faire du KIST un centre d’excellence à la disposition de tous les Africains et renforcer la coopération Sud - Sud. Le KIST et l’Université Nationale du Rwanda supervisent également des cours à distance organisés par l’Université Virtuelle Africaine.

Toutes ces activités et d’autres encore non mentionnées ici car je dois respecter le temps de parole qui m’a été accordé, devraient bénéficier de l’appui de l’UNESCO. Conformément aux paragraphes 02110 et 12122, le Rwanda voudrait bénéficier des programmes de renforcement des capacités en matière de sciences et de technologie et de la formation des enseignants. Nous sommes prêts à accueillir une Chaire UNESCO sur les énergies nouvelles et renouvelables.

Enfin, le Rwanda soutient le DR n°1 présenté par le Botswana et souscrit aux DR 27, 28, 29, 31 présentés par le Soudan et au DR 71 présenté par l’Égypte. Il soutient également l’établissement de l’Institut UNESCO relatif à l’eau au Pays Bas et les Centres de Téhéran et d’Égypte.

Je vous remercie.

 
 
Intervention de M. Gallican Niyongana
à la Commission II
—Éducation—

 

La délégation rwandaise tient d’abord à remercier vivement le Directeur Général de l’UNESCO, son équipe et toutes les instances qui ont pris part à la préparation de la 31ème Conférence Générale, pour le travail extraordinaire réalisé. La clarté, la richesse et la pertinence que reflète le grand programme I — Éducation traduisent la détermination de l’UNESCO de faire de l’éducation, non seulement un droit inaliénable, mais aussi, un moyen de lutte contre la pauvreté et de bâtir une société meilleure.

Notre intervention est essentiellement l’expression de l’adhésion sans réserve du Gouvernement Rwandais au programme présenté dans le document 31 C/5 concernant l’éducation, et particulièrement de l’intérêt que nous lui accordons.
Le Rwanda a déjà pris l’engagement de collaborer avec les autres pays et organismes, pour assurer une éducation de base pour tous. Les conditions sont actuellement favorables et porteuses d’espoir. Après les tragiques événements de 1994, qui avaient sérieusement mis en cause les acquis de l’éducation dans notre pays, un nouveau cadre d’action du secteur de l’éducation a été défini, grâce à l’appui de notre chère Organisation. Depuis lors, un pas considérable vient d’être franchi, dont la révision de la législation scolaire, l’harmonisation des programmes d’enseignement, la restructuration de la formation initiale et continue des enseignants, la mise en place des structures de gestion de l’éducation, la responsabilisation de la communauté, la création des clubs anti-Sida et ceux des droits de l’homme dans les écoles, etc. Le forum national EPT est aujourd’hui opérationnel.

Avec le prochain biennum, nous espérons pouvoir renforcer et développer notre système éducatif, par l’intermédiaire des échanges fructueux avec l’UNESCO et avec chacun des États membres. Ces échanges pourront être axés sur des projets déjà entamés ou en vue, ainsi que sur toute autre innovation qui s’avérera nécessaire. Il s’agira entre autres de :
• L’institutionnalisation du service d’orientation et conseil dans les écoles.
• L’installation d’un réseau d’éducation continue et à distance en faveur des enseignants non qualifiés de l’enseignement primaire et secondaire.
• L’amélioration des mesures sociales pour mieux motiver les enseignants et stabiliser leur carrière.
• L’amélioration du système d’évaluation formative des élèves et renforcement des capacités institutionnelles par une planification cohérente du secteur de l’éducation, par un contrôle de la qualité du système éducatif et par une gestion optimale des ressources du secteur.
• L’évaluation approfondie des programmes et leur adaptation éventuelle à la norme requise.
• La mise en place d’un programme de formation utile et pratique pour un grand nombre de jeunes qui se préparent à s’insérer dans la vie active.
• Le développement des programmes de réintégration sociale des enfants des rues.
• La mise sur pied d’un plan national d’alphabétisation et éducation des adultes.
• La production du matériel didactique sur base du matériel local.

Bref, l’assistance technique et financière de l’UNESCO sont tant souhaitées. Des bourses de stage en planification scolaire, en développement et évaluation des programmes d’enseignement et d’apprentissage, en analyse des politiques d’éducation, en application des TIC en éducation, etc, seraient les bienvenues. Nous pourrons également tirer profit des conférences et séminaires qui seront organisés. D’ailleurs le Rwanda est prêt pour en abriter quelques-uns. Le Rwanda peut également mettre à la disposition de l’UNESCO son matériel et son expérience en éducation pour la paix, pour être avantageusement exploités sous d’autres cieux.

Je vous remercie.

 
 
Intervention de M. Théogène Munyazikwiye à la Commission
—Culture—

 

Monsieur le Président,

Répondant de mon pays, le Rwanda, qui sort de la plus grande tragédie du 20ème siècle avec la fragilisation du tissu social, des infrastructures culturelles et le délabrement de l’économie, je vous félicite de votre élection à la tête de cette Commission et vous souhaite de conduire les travaux de la Commission jusqu’à la fin de la Session.

Monsieur le Président,

Le Rwanda approuve sans réserve les contenus des 2 documents 31 C/4 et 31 C/5. Nous soutenons le Projet de Programme et de budget (2002-2003) parce que nous avons conscience de l’importance de la diversité culturelle et du dialogue entre les cultures, les civilisations, les peuples. C’est dans ce cadre que le Rwanda remercie beaucoup l’UNESCO pour l’assistance financière et l’expertise technique qu’elle n’a cessé de lui apporter dans la bonne organisation et le bon déroulement des deux premières éditions du Festival Panafricain de la Danse (FESPAD). Dans ses efforts de réaliser le dialogue entre les cultures africaines, à travers la danse de la paix et de la fraternité, le Rwanda espère que l’UNESCO agira de même pour la troisième édition qui aura lieu en Septembre 2002 et à laquelle le Bénin et l’Afrique du Sud ont déjà confirmé leur participation.

Je profite de cette occasion qui m’est offerte pour leur signifier les remerciements de mon Gouvernement et d’encourager les autres pays africains à faire de même.

Monsieur le Président,

On croyait que l’Humanité ne construirait plus des monuments du génocide, après la IIème Guerre Mondiale, mais malheureusement, aujourd’hui le Rwanda est en train de construire les siens à l’aube du 21ème siècle. Mon pays remercie l’UNESCO pour l’intérêt qu’elle a marqué, par l’intermédiaire du Conseil d’Administration, pour le Projet “Jardin de la Mémoire”, un des sites du Génocide et des Massacres de 1994. Le Rwanda souhaiterait une assistance accrue de l’Organisation à la réalisation de ce site.

Nous souhaiterions également que l’UNESCO soutienne le Rwanda dans ses efforts de rendre opérationnel de Centre Régional pour la Promotion de la Jeunesse et de la paix, créé à l’issue d’une rencontre des Jeunes de toute la Région sous le thème “Renforcement des capacités des Jeunes pour la promotion de la Paix et du Développement”, organisée à Kigali, en 1999.

Je vous remercie.